Grand, sec, décharné, son corps est plus maigre que mince. Une longue cicatrice parcourt son torse, souvenir de ce qui causa son trépas. Ses longs doigts fins s’apparenteraient plus à des pattes
d’araignées et son contact a toujours été des plus désagréable, d’autant qu’il est très tactile, avec qui que ce soit. Ses cheveux châtains, parsemés de quelques filaments gris, lui retombent dans
le cou. Il porte sur son visage acéré, un menton pointu mangé par une barbe finement taillée. La couleur nuit de ses yeux, leur air chafouins, sournois, semblable à ceux d’un fauve prêt à vous
dévorer, sa bouche fine, tout en lui respire le vice et la cruauté. Cultivant à travers les siècles une façon de s’habiller plutôt bourgeoise, actuellement on le verra plus fréquemment vêtu d’un
costume ou d’un pardessus. Jamais de laisser aller, tous ses gestes sont mesurés, calculés, car pour lui l’apparence à beaucoup d’importance et si on lui donnerait le bon dieu sans confessions, ne
vous fiez pas à son apparence car derrière cette face diplomatiquement correcte se cache l’une des pires ordures que l’enfer n’ait jamais engendrée
Caractère :
Calculateur. Sadique. Pervers. Vicieux. Cruel. Egoïste. Opportuniste. Impitoyable. Prédateur. Voici les qualificatifs qui lui collent à l’âme comme une seconde peau.
Il ne verra que son plaisir avant tout. Jacob aime à manipuler les viles créatures qui lui sont inférieures et pour son ego, peu peuvent se classer à hauteur et encore moins le dépasser.
Machiavélique, si vous lui déplaisez, de quelques manières que ce soit, il n’aura de cesse de vous le faire payer au centuple. Adepte de la torture, il se repaît des cris, de la terreur qu’il
inflige à ses victimes quant aux plaisirs de la chair, il en est gourmand en particulier avec les hommes. Il aime violer les tabous, briser les caractères, les volontés, faire naître et croître le
plus profond des désespoirs afin de faire toucher le fond de l’abîme à ses jouets.
Schizophrène, il tentera d’excuser ses actes par le fait qu’il est persuadé que c’est ce que veulent ses proies, que ce sont leurs désirs inavoués et cachés, ou qu’il s’est peut être trompé, alors
dans le doute, pris de remords, il deviendra très doux, essaiera de réparer le mal qu’il a fait après avoir cassé ses pantins, les cajolera et leur fera oublier ce qu’il leur a fait subir… Jusqu’à
la prochaine fois…
Histoire :
Né dans un château en Bulgarie sur les bords de la Mer Noire dans les années 1470, il fut dès sa prime enfance habitué à commander les serviteurs du domaine, à les manipuler pour les dresser les
uns contre les autres, à jouer avec leurs sentiments, mais ce qu’il préférait avant tout c’était cultiver en eux les sentiments d’horreur et de culpabilité. Horreur lorsqu’ils le découvraient
torturant un animal, ou un camarade, culpabilité lorsque avec ses yeux innocents il leur expliquait qu’il faisait ça pour eux, en rédemption de leurs fautes et qu’il utilisait les moyens qu’il leur
avait vu utiliser, pour dépecer un poulet ou égorger un cochon…
Sa mère décéda une nuit de sa troisième année, suite à une longue maladie qui la gardait au lit toute la journée, dans une pièce privée de soleil car fragile des yeux et sa peau dépigmentée. Alors
qu’il était seul avec elle dans sa chambre située au dernier étage de l’une des tours du château, elle chuta depuis sa fenêtre. Le choc fut terrible et si son corps se disloqua sur les rochers en
bas de la bâtisse, son cri resta gravé tel un chant mélodieux dans son âme d’enfant. Son père dirigeait les armées ottomanes du sultan Selim Han, dit le cruel ou le terrible et père de Soliman le
magnifique.
À bonne école, il deviendra expert dans le maniement des armes, les arts équestres et les intrigues politiques, mais plus que tout là où il excellera ce sera dans la torture ; il y passera
d’ailleurs maître. Après plusieurs mariages restés infertiles, il tuera ses épouses, persuadé qu’elles sont sources de tous les maux et commencera à cultiver une profonde aversion pour les
créatures dites du « beau » sexe. Comme son père, il avait connu les champs de bataille et les joies des plaisirs solitaires ou des femmes à soldats, mais avouons que ce qui était le plus courant
n’était autres que les hommes de préférences jeunes et beaux qui s’offraient pour une nuit afin d’améliorer leur ordinaire.
Vivre son plaisir de quelques manières que ce soit était son leitmotiv et il ne s’en privait pas puisque cela démontrait son pouvoir sur la gente « ordinaire »
Alors qu’il était comblé de fortune et de reconnaissance, ce qui devait arriver arriva, un mauvais coup de sabre, une blessure qui s’infecte, le spectre de la mort mais plus surprenante, la grande
faucheuse en chair et en os qui se présente à lui la nuit de son trépas afin de s’adresser à lui.
« Jacob. J’ai vu ce dont tu es capable et il serait dommage de perdre un tel potentiel. Acceptes ma protection et tu vivras éternellement »
Le bougre n’avait aucune envie de mourir et acquiesça faiblement. Une morsure, un échange de sang plus tard, vous devinez bien sûr ce qui arriva. La bataille à titre posthume fut gagnée. Le camp
adverse victime d’une épidémie où les meilleurs éléments s’affaiblissaient et mourraient en une nuit. On cria à la malédiction du fantôme du seigneur Asmodée et cela n’était au fond pas faux n’est
ce pas ?
Voyageant auprès de son sire, il du abandonner derrière lui toutes ses possessions, terres y compris et ses honneurs afin de faire oublier son visage. Ce qui le consolait c’est que tout ce qu’il
désirait désormais il le prenait et cela lui convenait parfaitement.
Il fut de tous les bains de sangs, guerres de religions, guerre de trente ans, fronde française, révolution, traite des noirs, massacres… Traversant les époques en orientant et dirigeant la pensée
des hommes selon ses envies afin de les pousser à commettre un maximum d’ignominie tout en les forçant à penser qu’ils agissaient de leur propre chef et pendant tout ce temps s’il est vrai qu’il
s’amusait et prenait son plaisir, en lui une douleur sourde grandissait cette voix qui lui reprochait à longueur de temps ses agissements et qui faisait qu’afin de la faire taire, il se mettait
soudain a devenir d’une douceur incompréhensible avec ses victimes, les désorientant et les meurtrissant plus encore car que faire devant un bourreau qui fond en larme et qui supplie le pardon, qui
prend soin de vous avant de recommencer à vous faire souffrir lorsque vous êtes enfin capable de tenir debout ?
Toujours là où on ne l’attend pas, il n’est jamais bon de devenir sa proie, alors évitez de le contrarier si vous ne tenez pas à le regretter.
***
France Août 1643
La naissance des dauphins est imminente. J’ai informé le roi qu’ils seraient deux. Deux battements de cœur aussi forts l’un que l’autre. Je lui ai conseillé d’en écarter un pour le bien de la
France. Bien évidemment, il m’a obéit. Il ne peut rien me refuser… Nous avons partagés tant de bon moment et notre relation est si profonde. A sa peur que les enfants soient reconnus, je lui ai
suggéré l’idée d’un masque. Idée qu’il a écartée… Pour le moment…
France Mars 1658
Si le roi en son temps a repoussé l’idée du masque, Louis, son digne héritier lui, a non seulement adoré, mais l’a mis en pratique et envoyé son frère dans les geôles de l’Île Sainte-Marguerite,
l’une des quatre Îles de Lérins.
Paris 1751
J’ai repéré un jeune garçon d’une dizaine d’année, il a un potentiel que je n’ai que rarement vu au cours de mes pérégrinations. Je suis devenu son précepteur parmi les jésuites du collège Louis le
Grand et j’attache un soin tout particulier à l’éducation de Donatien. Il semble avoir un goût prononcé pour toutes sortes de perversions et se montre un élève assidu, voire prévenant…
France 1789
La révolution, quelle belle invention ! Le sang qui coule à flot dans les rues, les cris, les pleurs, cette souffrance qui tel un bain de jouvence me donne l’impression de renaître. Je parcours les
routes et chemins n’ayant qu’à me servir, c’est magnifique.
Les têtes qui roulent, les montées à l’échafaud, voir ceux qui condamnent se faire eux-mêmes décoller… Quelle jouissance. Décidément l’être humain est de part sa nature tellement barbare que je
suis parfois honteux de n’avoir toute son imagination.
Douvres 1850
J’ai eu la surprise de retrouver un jouet dont je m’étais déjà servi. Il est vrai que comme moi il s’agit d’un immortel mais je ne pensais pas le retrouver si tôt et j’avoue que m’ennuyant
beaucoup, je me suis permis de m’amuser en profondeur et d’explorer toutes sortes d’idées qui me trottaient dans la tête depuis quelques décennies. J’avais oublié combien un caïnite pouvait être
résistant.
Londres 1873
J’ai trouvé deux jouets fabuleux. Paul et Arthur. Ils sont si touchants dans leurs tourments. Déchirés, passionnés, gorgés de remords mais quels amants et Arthur a une peau si douce. Il aime à
jouer les mauvais garçons. Il est si jeune, 19 ans. Nous avons passés tous les trois deux semaines formidables, ils sont comme des fourreaux parfaitement adaptés à mon épée. Qu’il est dommage de
devoir nous séparer.
Londres, Whitechapel 6 Août 1888
Je commence à connaître un ennui des plus mortels. Rien de bien passionnant ne se déroule. Peut-être dois-je provoquer un peu le destin, une nouvelle fois. Le prince Albert Victor de Galles me
semble un sujet de distraction des plus plaisant.
Londres, Whitechapel 31 Août 1888
Enfin je suis arrivé à mes fins. Le Prince a succombé à mes appels. Il vient d’exécuter sa première victime, une prostituée du nom de Mary Ann Nichols. Je sens que ce ne sera pas la dernière.
Londres, Whitechapel l9 Novembre 1888
Ce soir sera celui de la dernière œuvre du prince, communément appelé, "Jack l’Éventreur". Sa victime : Mary Jane Kelly, encore une catin. Ce jeu ne me plait plus. Sur neuf victimes, on ne lui en a
imputé de manière certaine que cinq. Très décevant… Il est temps pour moi de quitter Londres.
Allemagne 15 Mai 1940 :
J’ai enfin trouvé celui qui deviendra mon infant, Damien, celui que je forgerai à mon image, celui qui sera mon bras droit et successeur si un jour, je viens à disparaître. Bien que cette hypothèse
soit fortement improbable.
Auschwitz 20 Mai 1940 :
Voilà quelques temps déjà que j’ai immiscé l’idée dans un esprit qui ne demandait que ça, d’une « solution finale » en ces temps obscure d’épuration raciale. Créer un camp de concentration qui
servirait également de camp d’extermination et où les détenus serviraient pour des expériences médicales aura pris du temps, mais le voilà enfin ouvert et opérationnel. Décidément cette époque de
bain de sang à tout pour me plaire.
Quel autre lieu aurait pu convenir pour briser celui que je veux, que de le faire prisonnier dans ma création ? Il n’en sera que plus facile à modeler par la suite.
Auschwitz 26 Mai 1940 :
Les choses ne tournent pas comme prévu. Visiblement ce camp plait à un autre vampire. Ce petit minot semble avoir jeté son dévolu sur celui que j’avais choisi. Il faut que je découvre de qui il
s’agit.
Auschwitz 27 Mai 1940 :
Cette petite fiente blonde me le paiera ! Dire que c’est lui ! Ce sale petit bâtard à la peau si douce ! Il ose jouer avec MON bien. Il va le regretter amèrement. La vengeance est un plat qui se
mange froid, la mienne sera glaciale et tranchante.
Auschwitz 29 Mai 1940 :
J'ai eu une petite entrevue avec Allan. bien entendu il ne se souvenait plus de moi je me suis rappelé à son bon souvenir.
Auschwitz 31 Mai 1940 :
Cette petite raclure d’Allan a échappé à ma vigilance. Je l’ai sous-estimé. La nuit passée, je n’ai pas su résister au désir de jouer une nouvelle fois avec lui… Il est parvenu à me fausser
compagnie. Il ne fait aucun doute qu’il rode pour se venger.
Auschwitz 1er Juin 1940 :
Ce sac à foutre d’Allan vient de tuer Damien ! Il va me le payer et cela dans les jours à venir, mais aussi, dans un futur beaucoup plus lointain. On ne joue pas avec moi, je joue avec les
autres.
Auschwitz 15 Juin 1940 :
J’ai repéré deux gamins, des jumeaux. L’un d’eux est plus instable que l’autre. Il me servira. Il prendra la place de Damien. Je dois me débarrasser de ses parents et de son frère. Il ne me sera
que plus facile de le manipuler et de le voir prendre place dans les projets que j’avais pour l’autre humain. Je me suis montré bien trop discret pour qu’il se doute que ce gamin dont il se moque
ouvertement devant lui sera l’instrument de ma vengeance. J’exacerbe sa méchanceté envers lui pour que le jour où je le décide, Sheakspear s’en souvienne.
Auschwitz 28 Juin 1940 :
Je viens enfin de parvenir à me débarrasser de ses parents. Ce fut net et précis. J’ai suggéré à Heinrich Himmler, un Schutzstaffel responsable du camp, de les gazer. Voilà les deux gosses à la
merci de mon bon vouloir à présent. Il ne me reste plus qu’à éliminer l’aîné des deux, celui qui me semble avoir l’esprit plus solide pour enfin avoir celui que je veux.
Auschwitz 21 Novembre 1940 :
À la "séance" d’extermination au gaz de noël, j’ai insufflé le nom du jumeau dont je n’ai pas besoin, par la même j’ai découvert que celui sur lequel j’ai jeté mon dévolu se nomme Sheakspear
Duncan.
Auschwitz 25 Décembre 1940 :
Il s’en est fallu de peu pour que ma supercherie tombe à l’eau. Sheakspear s’est réveillé plus tôt que prévu. Il n’a pas trouvé son frère. J’ai très vite remédié à ça. C’est tellement amusant de le
voir parler seul. Pour lui pourtant, son frère est bel et bien là. Il passe pour fou sans même le savoir. Décidément, il n’a pas fini de me distraire celui-là.
Auschwitz 27 Janvier 1945 :
L’armée rouge vient de libérer le camp. Quel dommage, je m’amusais réellement bien avec tous ces pions.
Du côté de Sheakspear, tout se passe aussi comme prévu. Il a été "secouru" juste avant de passer au gaz avec son frère "imaginaire". Il sera envoyé dans un orphelinat. Je viendrai le chercher dans
quelques années. Attendons qu’il grandisse un peu afin que je puisse l’observer à ma guise. Il doit avoir douze ans, il est encore trop jeune pour m’être réellement utile.
Orphelinat de Pologne Juillet 1948 :
Je viens d’aller chercher Sheakspear et son "frère". Il doit avoir quinze ans. L’âge parfait pour commencer à le mouler.
Ancien camp d’extermination d’Auschwitz 25 Decembre 1990 :
Je me suis arrangé pour qu’une rencontre entre mon petit blondinet et mon infant se fasse. Comme prévu, cela c’est produit sous le drapeau de la défiance. Je ne me lasse pas de mes deux pions, ils
sont si prévisibles, et en même temps, leurs réactions sont tellement irrationnelles.
Birkenau 27 Decembre 1990 :
Je me plais à les tourmenter. Ils jouent tour à tour le rôle de martyr, de victime, de sauveur… Qu’il est plaisant de les voir passer d’un masque à un autre. Je m’amuse comme un jeunot excité par
sa première proie…
Birkenau 29 Decembre 1990 :
Que plaisir ai-je chaque soir que de lire dans ses yeux la haine alors qu’il me hurle et me supplie de le prendre, qu’il cri des "encore" malgré lui. C’est un régal d’ainsi jouer avec lui, de le
voir obéir alors que son désir et sa volonté sont tout autre.
Eté 2016
C’est incroyable ! Mon infant et mon jouet préféré sont réunis en une sorte de paradis sur terre et ce dernier ne le sait même pas ! Il faut absolument que je répare ça ou du moins que je sois là
lorsqu’il le découvrira. Moi qui déteste cette saison, je crois que j’ai trouvé une nouvelle source d’amusement. Vampire’s Kingdom qu’ils appellent ça ! À leur tête règne un roi dément au
comportement d’enfant mais sa beauté sensuelle excuse bien des choses. Il faudra peut-être que je lui montre le chemin de nouveaux plaisirs il semble doué d’un très bon potentiel. Quoi qu’il en
soit mes bagages sont prêts je pars cette nuit. Sheakspear, Allan, préparez vos fesses, j’arrive !
Pouvoirs : Il contrôle le métal qui fait parti intégrante de son être, tout comme son infant, et il a la capacité de suggestion à laquelle seuls ses aînés peuvent résister.
Le contrôle du métal se manifeste sous quatre formes. La première n’est autre que la capacité à modeler le métal, c’est-à-dire, à lui faire changer de forme ou encore le tordre. La seconde est tout
simplement de le faire fondre, cela va de pair avec la précédente figure. Ces deux points ne peuvent se faire sur des objets ou des plaques de métal de plus de un mètre carré. La troisième n’est
autre que de ressentir sa présence. La dernière est n’est autre que la capacité de l’assimiler, de l’absorber en quelque sorte. Pour cela il faut que le métal transperce son corps, comme, par
exemple une lame, ou encore une balle. Bien entendu, il lui serait bien impossible d’assimiler une quantité industrielle de métal. Il ne pourrait absorber une quantité de métal supérieur à son
sang.
Informations importantes :
Lien éventuel avec une personne déjà présente : Sire de Sheakspear Duncan et Allan Master (mais ce dernier en 2016 ne s’en souvient plus)